J’AI LU & J’AI VU : DANS LA FORÊT & INTO THE FOREST

Oui je sais, ça fait à peu près 1500 ans que j’étais pas venue te raconter n’importe quoi ici. Mais là, c’est du lourd. Du TRÈS LOURD. (Suffisant pour que je daigne venir ici t’en parler, c’est dire). Je vais te parler d’un bouquin, du genre qui change un peu ta vie, même pas qu’un peu, et ce livre c’est Dans la forêt, de Jean Hegland, parut aux éditions Gallmeister en 2017 (coeur coeur coeur coeur à ces éditions), et son adaptation Into The Forest, sorti en 2015 (que tu peux trouver sur Netflix éhéh). Je sais, tu vas me dire que le film date d’avant le livre, mai en fait il a tardé à être traduit en français, parce qu’il a été publié initialement en VO en 1997.

Bref. Je vais d’abord te parler du livre de manière assez détaillée, que j’ai lu avant de voir le film. Je partagerai ensuite sur mon avis sur le film, sans revenir évidemment sur l’histoire etc.

 

LE LIVRE


DANS LA FORÊT

 2017 VF  ●  Jean Hegland ●  Roman ● Nature writing  ●  Américain ●  304 pages

QUI QUE QUOI OÙ ?

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Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

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Alors,comme tu l’auras compris, on va suivre le quotidien de deux sœurs, dont les parents sont décédés et qui vivent dans la maison familiale au milieu des bois. Genre sans voisins etc. Et en fond, tu rajoutes une sorte d’apocalypse/fin de la civilisation, ambiance quoi. Aussi, le livre n’a pas de chapitre, puisqu’il est rédigé sous forme de journal. Au début, ça me dérangeait un poil, parce que tu ne sais pas quand t’arrêter.  Genre t’es pris au piège. Oui, je sais qu’au fond tu comprends. Mais bref, peu importe.

 

UN ROMAN SUR LA SORORITÉ

Ce livre c’est un récit sur deux sœurs, deux sœurs qui s’aiment, qui vont parfois se haïr face à leur isolement. Dans le cas de Nell & Eva, elles sont très différentes et surtout ont chacune un projet de vie, Eva veut devenir danseuse dans un ballet & Nell veut rentrer à Harvard. Elles sont supposées finir le lycée et « démarrer » une nouvelle vie, mais cette sorte de fin de la civilisation va les obliger à rester loin de la ville, de leur objectif de vie, de cette vie qu’elles trépignaient d’entamer. Elles vont donc se retrouver forcées de cohabiter seules, sans électricité, face au manque de tout ce qui faisait leur quotidien avant cette crise, et surtout face à l’acceptation que, peut-être, l’avenir qu’elles avaient imaginé n’arrivera jamais. Et face au manque de tout, elles vont devoir s’organiser, partager, faire des choix pour se rationner, pour survivre. Tout le livre dépeint cette entraide qui tourne parfois à l’affrontement, et qui témoigne de cette situation extrême dans laquelle elles se retrouvent, avec aucun autre choix que de se rappeler, ou d’apprendre, de quoi elles ont réellement besoin : de l’une de l’autre. Ayant moi même une soeur, évidemment que ce livre a eu énormément d’échos en moi, et je ne sais pas trop comment expliquer à quel point ce bouquin est poignant et puissant. Leur relation est tellement puissante, leur amour tellement fort qu’elles pourront tout affronter, à condition d’être ensemble. Et ça, c’est ce qui rend ce livre tellement beau.

 

UNE ODE À LA NATURE

Ce livre c’est aussi un rappel de ce qui est important au delà des liens humains. Coincées dans leur forêt, dont elles veulent sortir pour aller en ville, elles vont devoir apprivoiser cet environnement, qu’elles avaient plus ou moins ignorés jusque là, pour survivre. Au départ hostile, inquiétante, cette forêt qui les entoure, personnifiée, va petit à petit devenir une extension de leur maison, un chez soi autant que la maison familiale. Ce roman nous montre à la fois d’un point de vue pragmatique tout ce dont regorge la nature pour se nourrir, s’abriter, etc; et en même temps avec cette situation de survie nous questionne sur ce dont nous avons vraiment besoin dans la vie. D’une manière, je suis sortie de ce bouquin avec envie de donner tout le contenu de mon appart à Emmaus. Revenir à l’essentiel, voilà ce qu’il te dit ce roman. Et c’est tellement beau. Et tellement puissant. J’en ai même versé une larmichette (et j’ai pas la larme facile devant un bouquin, alors c’est dire).

 

 

LE FILM


 INTO THE FOREST

 2015  ●  Patricia Rozema  ●  Drame/Thriller  ●  Canadien ●  1h41

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Bon, alors je vais t’épargner un second résumé, puisque c’est une adaptation tu te doutes que ça va parler de la même chose. Merci Captain Obvious. Je vais pas spécialement te faire étalage des différences entre le film et le bouquin, mais je vais commencer par te dire que, pour le coup, le film est une sorte de condensé du livre. Je m’explique. (oui, j’avais dit pas de jeu des différences et je commence par une comparaison, je sais) (roh ça va hein).

Le livre, puisque c’est sous forme de journal et que, si je caricature, c’est la fin du monde et qu’elles sont coincées dans les bois sans voisins, eh bah.. il se passe pas grand chose en fait, si tu cherches de l’action passe ton chemin. C’est un roman plutôt contemplatif, dans lequel tu plonges littéralement quand tu le lis. A chaque pause, tu dois ressortir du bouquin, il a une capacité immersive assez dingue. C’est lent, ça t’emporte, ça t’enveloppe, ça  laisse pas indemne. Mais vu que le rythme est lent, tu as le temps de digérer chaque chose, chacun de leur choix, de leur dispute, de leur conversation, tout est intense mais pas brutal.

Mais pour le coup, le film lui est beaucoup plus rythmé, même s’il se passe encore une fois pas tellement de chose, dans le film les grands événements sont beaucoup plus rapprochés. Et moi qui pensait arriver à le digérer tranquille. QUE NENNI. Alors, certaines choses n’apparaissent pas dans le film, mais j’ai envie de dire PUTAING. Je l’ai trouvé hyper poignant, je me suis sentie trahie parce que j’aime pas trop les films qui te font verser toutes les larmes de ton corps. Eh bien, je sais pas trop si j’étais fatiguée, si j’avais les hormones en folie, mais j’ai passé un moment sacrément intense.

Du coup, je me rend compte que ça ne te dit pas trop si tu dois le voir ou non, mais pour conclure j’ai beaucoup aimé le film. J’ai une large préférence pour le livre, clairement, mais le film est à sa manière ultra puissant, avec deux actrices vraiment excellentes, et il est très beau. Donc oui, je te recommande aussi ce film, si tu as envie de passer un moment intense en émotions qui va te mettre en PLS sur ton canapé à te goinfrer de chocolat pour oublier. Evidemment, le livre et le film (mais le livre beaucoup plus) traite aussi de la question de l’héritage familial, des situations extrêmes de survie, et d’autres sujets que je ne peux pas détailler, à moins de rédiger une dissert/un mémoire/etc. MAIS, comme tu l’auras compris, ce livre c’est un petit BIJOU.

Une petite dernière chose, je te conseille de lire le livre d’abord, parce que vu qu’il ne se passe pas énormément de choses, et que le rythme est lent, si tu vois le film tu risques de t’impatienter en lisant le bouquin ensuite, en attendant les « gros » événements.

Et maintenant c’est vraiment, la fin, je te laisse avec un petit extrait. (et j’espère l’envie de courir dans ta librairie la plus proche pour dévorer ce roman fabuleux).

 

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Ta vie t’appartient. Lorsque l’un de nous courait vers elle pour se plaindre de l’autre – Eva refuse d’être le prince, Nelle est en train de couper les cheveux de sa poupée, Eva ne veut pas ranger sa chambre – elle répondait mi fermement, mi fièrement, sa vie lui appartient. Un jour tu compendras. Puis elle nous ébouriffait les cheveux, ses longs doigts massant notre crâne pendant un bref et doux moment avant de reprendre sa navette.

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UN FILM, UN DOCU, UN LIVRE #1 ● ECOLOGIE ET SOCIETE

Salut à toi. Ça fait un petit moment qu’on s’est pas vu, j’ai déserté un petit peu. Mais peu importe, me revoilà avec une nouvelle « rubrique ». Dans ce nouveau rendez vous, je te propose un film, un documentaire, et un livre en rapport avec un thème plus ou moins large. Ici on va parler d’un sujet qui me tient à cœur, l’écologie. Alors si toi aussi ça t’intéresse, tiens toi bien c’est parti. Et si ça ne t’intéresse pas vraiment, que tu sens le ton moralisateur-inquisiteur-insultant venir, ne paniques pas et restes, parce que ça n’arrivera pas mon ami. (oui, on est ami maintenant non ?)

 

LE FILM


 PROMISED LAND

 2013  ●  Gus Van Sant  ●  Drame  ●  Américain ●  1h46

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Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel…

Au delà de la présence de Matt Damon au casting, ce film est pour moi un film à voir, le genre de film qui te marque. La première chose qui fait la qualité du film, c’est qu’il a un côté, je trouve, très « neutre », un peu dans le style de True Detective, dans le sens où les choix scénaristiques, de mise en scène etc laisse au spectateur une liberté d’appréhender les personnages comme il le veut. Enfin c’est mon impression. Les « méchants » (les représentants de l’entreprise de forage pour le gaz de schiste) et les « gentils » (les écologistes) ne sont pas vraiment traités tel quel, je trouve que la justesse justement se trouve dans cet équilibre, dans la subtilité des personnages. Et c’est grâce à ça que le film est percutant. C’est un film qui montre particulièrement bien les choix que n’importe qui peut être amené à faire dans sa vie : c’est la crise, difficile de finir les fins de mois (voir très), tu as des terres qui ne te rapportent pas grand chose, voire rien, et là quelqu’un te propose une grosse somme d’argent d’un coup pour le droit d’exploiter tes terres (dérisoire par rapport à ce que ça va lui rapporter évidemment). Alors, qu’est ce que tu fais ? Tu as des enfants, une famille à nourrir, leurs études à payer etc. Quel choix s’offre à toi ?

Bref, ce film soulève très bien les nuances et la complexité qui s’opère sur le terrain, dans la vraie vie, et rappelle qu’avant de juger promptement il y a toujours des données de bases avec lesquelles il faut composer. Être contre l’extraction du gaz de schiste c’est une chose, mais sans solutions alternatives localement, il est probablement vain de trépigner et insulter ceux qui vont vendre leurs terres et permettre ça. Bref, c’est loin d’être un film joyeux, mais il est particulièrement puissant et marquant pour toutes les raisons que j’ai évoqué avant.

 

LE DOCU


DEMAIN

 2015  ●  Cyril Dion & Mélanie Laurent ●  Documentaire ●  Français ●  2h00

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Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

Alors lui, tu en as probablement déjà entendu parler en long en large et en travers. Et à raison. J’ai eu la chance d’assister à une avant première avec Cyril Dion présent en fin de séance, qui a pu répondre à pas mal de question qui n’ont fait que renforcer la dimension positive, et pleine d’espoir du film. Il est clair que trop souvent, les documentaires qui visent à mettre en lumière l’importance de l’écologie, de protéger la planète, notre maison quoi, sont moralisateurs, cherchent à effrayer, bref qui te font perdre tout espoir en la vie. J’exagère à peine. Demain c’est tout l’inverse. Il te donne foi en l’avenir, en l’humanité, EN LA VIE QUOI. Au travers de différents thèmes (économie, éducation, agriculture etc), on voit des exemples concrets de ce qui peut se faire (bon, à remettre toujours dans un contexte économique & social local) mais qui montre que, OUI c’est possible de changer nos habitudes. Enfin, le dernier truc qui est absolument génial, c’est qu’il y a une dimension pédagogique vraiment bien gérée, et qui permet de comprendre certains mécanismes qui peuvent nous échapper, notamment lié à l’économie mondiale.

Voilà, si tu n’as pas encore vu Demain, tu peux de ce pas courir acheter le DVD, et le livre aussi, parce qu’il existe un livre portant le même nom qui apporte un complément au film, des interviews notamment qui n’ont pas pu être mises dans le film. Et si tu veux en savoir un peu plus, c’est par .

 

LE LIVRE


WALDEN OU LA VIE DANS LES BOIS

 1854  ●  Henry David Thoreau  ●  Essai/Roman/Autobiographie  ●  Américain ●  380 pages

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En plein XIXe siècle, dans le pays qui est en passe de devenir le plus industrialisé du monde, Thoreau tourne le dos à la civilisation et s’installe seul, dans les bois, à un mille de tout voisinage, dans une cabane qu’il a construite lui-même, au bord de l’étang de Walden, Massachusetts. Il ne doit plus sa vie qu’au travail de ses mains. C’est là qu’il commence à écrire Walden, grand classique de la littérature américaine, hymne épicurien, souvent loufoque, à la nature, aux saisons, aux plantes et aux bêtes, toutes choses et tous êtres qui ne sont, selon les propres dires de Thoreau, que «l’envers de ce qui est au-dedans de nous».

Bon, je vais essayer de faire court, même s’il y aurait tellement à dire tant sur l’auteur que sur le livre. Pour replacer le livre dans son contexte, le milieu du XIXe siècle, c’est l’avènement de la révolution industrielle, où les villes s’industrialisent, se salissent, où les gens s’entassent dans des bidonville en périphérie des grandes villes pour travailler dans les usines, et où concrètement, la nature est vue & vécue comme un élément à dominer, maitriser pour en faire ce qu’on veut et en extraire ce dont on a besoin (et tout ça, ça découle de ces satanées Lumières, mais on en reparlera). Et dans ce contexte, Thoreau lui il décide de fuir ça, comme tu viens de le lire. C’est un récit qui est particulièrement dense, mais tellement riche. Une ode au quotidien, aux choses simples, une éloge de la nature. Thoreau questionne notre rapport au monde, aux autres, à l’économie, au travail etc, et nous amène à nous questionner nous, sur le rapport qu’on entretient aujourd’hui avec la nature, avec notre terre nourricière si je peux dire ça comme ça. Et c’est puissant. C’est tout ça Walden, ça questionne un monde dont on aujourd’hui l’héritage, et qui de fait est particulièrement résonnant.

Je ne vais pas t’en dire plus, j’espère que je t’aurai donné envie de lire ce livre, qui est largement plus complexe et riche que ce que j’ai pu juste évoquer. Mais sachant que c’est reconnu pour être quand même un ouvrage fondateur de ce qu’on appelle aujourd’hui le nature-writting, si c’est un sujet qui t’intéresse, fonce.

 LE MOT DE LA FIN


Si tu es arrivé jusque là je crois que je vais d’abord te remercier et te féliciter, au moins mes efforts n’ont pas été vains ahah. J’ai essayé ici de trouver des supports différents qui nous permettent de nous interroger sur notre rapport à la nature, et surtout comment nous pouvons changer nos habitudes, comportements, pour protéger ce qui nous maintient en vie. Evidemment, c’est loin d’être une sélection exhaustive, mais je me suis demandé quels livres/films m’avaient particulièrement marqué, et c’est ces trois là que j’ai sélectionné. Et maintenant, c’est à toi de me donner ton avis, sur la sélection, sur l’écologie, sur la vie, l’amour, la paix dans le monde BREF fais toi plaisir et dis moi ce qui te passe par la tête, et surtout, n’hésite pas à partager tes lectures, films, documentaires sur ce sujet tellement large, et tellement importe qu’est l’écologie.

A très très vite

(promis je vais essayer de ne pas refaire la morte aussi longtemps) (genre je suis indispensable à ta vie) (mais oui, avoue le)

CE SOIR JE (RE)REGARDE : DRIVE

Bien le bonjour à toi, on se retrouve pour un nouvel article « Cinéma ». J’étais dans cet état de larve digne d’un dimanche après midi, et je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose. Quelque chose comme clôturer ce week-end par un film digne de mon état. Et je me suis dit qu’il fallait que je partage ça avec toi. Posons le décor. On est dimanche, il fait gris, on se roule en boule au fond de son lit et on profites de cette fin de week-end. Si toi aussi le désespoir s’est emparé de ton âme, et que tu te sens l’âme mélancolique, alors j’ai le remède parfait pour toi. Mon film préféré de toute la vie de l’univers :

DRIVE MON AMOUR.

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Bande annonce ici

Concernant les banalités, le film est sorti en 2011, il dure 1h 40min. C’est un film de Nicolas Winding Refn (cas où l’affiche suffisait pas), avec entre autre Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston (oui, le papa de Malcolm).

Synopsis mes amis :

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Un jeune homme solitaire, « The Driver », conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant – et au volant, il est le meilleur ! Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet. C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul. Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal… Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…

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UNE ESTHÉTIQUE SUBLIME

Alors la première chose qui fait que ce film est pour moi un film doudou, c’est qu’il est juste sublime. Les plans de nuits sont tellement parfaits, les contrastes entre les lumières de la ville, de la vie, et l’obscurité de la nuit donne un côté rêve éveillé, ça te plonge dans une espèce de torpeur contemplative, parfait pour une soirée mélancolie ultime, voui voui.

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Faut-il en dire plus ?

UN FILM CONTEMPLATIF

Alors, pour ceux qui ne serait pas hyper adeptes des films contemplatifs, attention attention. Clairement il est assez lent, mais c’est nuancé avec des scènes très rapides et violentes qui contrastent avec le reste du film. Ce coté contrasté décuple les effets des chaque scène clé, c’est comme un mini feu d’artifice à chaque fois. JE TE JURE. (On en parle de cette scène d’ascenseur ?) (Fais attention à toi si tu n’as pas vu ce chef d’oeuvre). Me concernant, je ne me suis pas ennuyée une seconde, tu savoures chaque seconde, chaque minute comme un carreau de chocolat que tu laisses fondre sur la langue. Tu te délectes de chaque seconde. Enfin, c’est l’effet que ça me fait. Rigoles pas.

BILAN : MÉLANCOLIE QUAND TU NOUS TIENS

Tu l’auras compris, moi je l’aime d’amour Drive. Des acteurs géniaux, des plans parfaits, une bande son GÉNIALE. En fait, ce film c’est à la fois de la douceur, des moments de bonheur brefs mais tellement parfaits, et de la violence sortie de nul part qui te met une claque et te plonge un peu plus à chaque fois dans la descente aux enfers du Driver. Et tout ça, ça fabrique une espèce de mélancolie douce, agréable, parfaite. (trop de perfection). En plus, dernier avantage, c’est qu’il y a une fin qui colle vraiment à l’ambiance du reste du film, et qui met un point final PARFAIT (et ce serait le dernier parfait). Sur ce, je crois que je ne vais pas m’étaler plus, je cours m’enfouir sous une couverture pour profiter de cette soirée en compagnie de Ryan Gosling et ma tisane de camomille.

Et toi tu l’as vu ? Tu l’as aimé ? Détesté ? (mon coeur meurt) Dis moi tout !

A très vite (vite vite).

J’AI VU : FREE STATE OF JONES

Salut à toi ! Comme tu le vois, nouvel article, nouvelle rubrique. Cette fois ci je viens te parler d’un film que j’ai vu récemment, Free State Of Jones de Gary Ross. Film sorti le 14 septembre de cette très chère année 2016, il est toujours à l’affiche (si jamais tu veux courir le voir après avoir lu ce que je vais te dire). Sache avant toute chose que je ne vais pas te faire une analyse cinématographique ultra précise plan par plan etc, non, je laisse ça à ceux qui savent le faire. Ici, je te parlerai uniquement de la manière j’ai perçu ce film, comment il a pu me toucher (ou pas), il n’est question donc que de mon ressenti. Bref, trêve de blabla.
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 SYNOPSIS

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En pleine guerre de Sécession, Newton Knight, courageux fermier du Mississippi, prend la tête d’un groupe de modestes paysans blancs et d’esclaves en fuite pour se battre contre les États confédérés. Formant un régiment de rebelles indomptables, Knight et ses hommes ont l’avantage stratégique de connaître le terrain, même si leurs ennemis sont bien plus nombreux et beaucoup mieux armés… Résolument engagé contre l’injustice et l’exploitation humaine, l’intrépide fermier fonde le premier État d’hommes libres où Noirs et Blancs sont à égalité.

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FREE STATE OF JONES, UN FILM BRUTAL…

Alors, pour tout te dire, mes connaissances en histoire de cette époque, et de ce sujet en particulier ne sont pas très conséquentes, donc concernant la véracité des faits, je ne pourrai pas te dire grand chose, hormis que ça se tient (ça à l’air, si si je t’assure). Par le sujet qu’il touche, la guerre de Sécession (et donc l’esclavage et tout ce qui tourne autour) tu te doutes qu’on est pas là pour faire des colliers de perles. Pour moi, le film montre assez bien la brutalité du combat idéologique à l’oeuvre. Clairement, les premières minutes te mettent dans l’ambiance (et une tête qui éclate, et une pluie de corps soulevés par les obus, yay), c’est la guerre et c’est pas une blague. Ces premières minutes donnent un ton assez brut au film, on enjolive pas, on montre comment ça se passe pour de vrai (enfin c’est comme ça que je l’ai ressenti), et ce côté brut, froid, de certaines scènes leur donnent un caractère super violent. Ca vient d’autant plus montrer l’absurdité de la guerre. Âmes sensibles s’abstenir, évite de manger une méga choucroute 5 minutes avant d’aller voir ce film. Enfin, c’est toi qui voit. Mais bon.
Et pour moi c’est cette brutalité qu’on retrouve tout le long du film qui fait que ce film est particulièrement puissant, et t’amène réellement à te questionner toi même, et la société actuelle avec tout le racisme qu’elle peut encore porter. Oui, l’homme est capable des pires atrocités, à se demander où est passée la Raison parfois (partie, envolée, enfuie) (un cerveau ? pourquoi faire?). Ce film c’est le combat d’un homme mais pas que. C’est aussi celui d’une communauté oppressée, réduite en esclavage, qui va lutter au côté d’un homme. Newton Knight, joué par Matthew McConaughey, voit au delà des couleurs des individus, pour lui, le combat doit être contre ceux qui oppressent (les riches propriétaires d’entreprises, de plantations de coton notamment, oublie pas que c’est l’époque de l’avènement de la révolution industrielle, où les Rockfeller, Vanderbilt et cie bâtissent leurs empires dans le sang s’il le faut), qu’ils oppressent des noirs, des blancs, peu importe. Et pour certains des protagonistes qui le rejoignent au début dans sa désertion, tu te rends compte que c’est pas forcément la même chose pour eux. Résister à ceux qui te forcent à te battre pour qu’ils s’enrichissent, ok, mais résister pour que tout le monde vive libre et égaux, que l’esclavage soit abolit, ça plait pas forcément à tout le monde.

… ET TOUCHANT

Le film au final pour moi en ayant ce côté assez « froid », assez dur, et même brutal dans certaines scènes, permet aux moments de solidarité, de bonté, d’entraide, d’amour d’avoir d’autant plus de puissance. Ce film montre comment d’un côté des hommes se déchirent, s’entre-tuent, et de l’autre la solidarité à toute épreuve que manifestent certaines personnes. C’est l’histoire de communautés aux liens puissants. Ce film touche au désespoir de ces personnes luttant pour leur droit, jusqu’à la mort, jusqu’à tout perdre pour façonner un futur où les personnes vivront libres et égales. Et rien que par ça, par le sujet qu’il traite, sans grand mélodrame larmoyant mais avec froideur, et réalisme, c’est un film qui va potentiellement te faire verser quelques larmichettes. Et te donner des frissons. Oh que oui.
Je te laisse avec la bande annonce, qui va finir de te convaincre héhé.

► LE MOT DE LA FIN

En somme, c’est un film que je te conseille vivement, puissant et qui a une résonance actuelle (moi j’aime j’aime j’aime), avec un jeu d’acteur au poil. Par contre, j’aurais un petit bémol à mettre. Le film a tout de même un coté très « le sauveur de tous », incarné par Newton Knight, et à côté les esclaves noirs paraissent un peu comme des suiveurs (bien que beaucoup moins vers la fin du film). Pour le coup, je n’ai aucune idée si c’est un choix scénaristique, en mode « ce mec est un héros encensons le à fond il a sauvé les noirs » (je caricature hein) où si c’est la manière réelle dont les choses se sont déroulées à l’époque. Néanmoins, sur la deuxième moitié du film cela se ressent moins. Bref,  je vais arrêter le blabla, et pour résumer ma tirade interminable, va voir ce film, je t’assure que tu ne seras pas déçu. Si tu aimes les biopics, les films historiques, et surtout les sujets qui touchent aux fondements des relations entre humains, je n’ai qu’une chose à te dire : GO GO GO GO !
Et sinon, dis moi si toi aussi tu l’as vu, où si tu comptes aller le voir, vas y exprimes toi, dis moi tout qu’on en discute !
A très vite !

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From this day forward we declare the land north of Pascagoula Swamp, south of enterprise and east to the Pearl River to the Alabama border, to be a Free State of Jones. And as such we do hereby proclaim and affirm the following principles. Number one, no man ought to stay poor so another man can get rich. Number two, no man ought to tell another man what you got to live for or what he’s got to die for. Number three, what you put in the ground is yours to tend and harvest and there ain’t no man ought to be able to take that away from you. Number four, every man is a man. If you walk on two legs, you’re a man. It’s as simple as that.

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Newton Knight