CE LIVRE QUE JE VOULAIS AIMER #1 : GLOBALIA

Salut salut. On se retrouve pour parler livre. Aujourd’hui je vais te parler d’un livre, mais pas n’importe lequel. Et je vais t’en parler en inaugurant une nouvelle catégorie, celle des livres où tu as l’impression d’être passé à coté. Ceux où vraiment, tout était fait pour que tu les aimes, mais en fait, non.

Je vais te parler aujourd’hui de Globalia, de Jean Christophe Rufin aux éditions Gallimard.

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La démocratie dans Globalia est universelle et parfaite, tous les citoyens ont droit au « minimum prospérité » à vie, la liberté d’expression est totale, et la température idéale. Les Globaliens jouissent d’un éternel présent et d’une jeunesse éternelle. Évitez cependant d’en sortir car les non-zones pullulent de terroristes et de mafieux. Évitez aussi d’être, comme Baïkal, atteint d’une funeste « pathologie de la liberté », vous deviendriez vite l’ennemi public numéro un pour servir les objectifs d’une oligarchie vieillissante dont l’une des devises est : « Un bon ennemi est la clef d’une société équilibrée. »

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Le mot de l’éditeur :
Un grand roman d’aventures et d’amour où Rufin, tout en s’interrogeant sur le sens d’une démocratie poussée aux limites de ses dangers et de la mondialisation, évoque la rencontre entre les civilisations et les malentendus, les espoirs et les violences qui en découlent.

Alors, comme tu peux le voir, c’est une histoire à la « ce monde est parfait regardez ! AHAH EN FAIT NON ». Histoire de procéder de manière logique et claire pour toi, je vais déjà te parler de ce que j’ai aimé, tout ce qui faisait que c’était potentiellement un livre que j’allais apprécié à la folie (oui oui). Et ensuite je t’expliquerai pourquoi ça n’a pas pris.

CE POURQUOI CA AVAIT L’AIR SUPER COOL

  • Alors, Globalia c’est une société à priori parfaite comme je te le disais, et l’idée du bouquin c’est de montrer que malgré tout, toute société a ses travers. Du coup, ça démarre bien, parce que les critiques sociétales, j’aime ça moi (oui, oui).
  • Globalia, c’est une société qui protège la nature, et vu que l’écologie est une notion qui m’intéresse je me suis dit : MAIS OUI. Du coup, le livre a un résonnance actuelle particulière. Tu comprends que le monde est scindé en deux : d’un côté Globalia, le monde «  » » » »normal » » » » » sous cloche (oui, sous des verrières pour ne plus polluer et accessoirement gérer la pluie et le beau temps comme on veut) et de l’autre, les non zones, zones naturelles interdites où vivent cependant des communautés plus ou moins grandes « illégalement » selon les lois de Globalia. Cette séparation rappelle immédiatement cette séparation nature/culture apparue à l’époque des Lumières (qui a conduit aux magnifiques dérives de notre société actuelle),  et potentiellement cette manière de voir les choses amène pleiiiin de questions dans ta tête (enfin dans la mienne en tout cas).
  • Enfin, Globalia, c’est une société universaliste, tous les pays ont été « absorbés » par Globalia, et il n’existe plus d’identité à l’échelle des pays. Ils sont tous globaliens, et pas italiens, français, américains, polonais etc. Leur sont accordés des « résidus culturels », un truc du genre, ils ont le droit de manifester de l’intérêt pour leur origines mais pas trop. Faudrait pas que tu passes pour un nationaliste intégristes en passe de renverser Globalia. Concrètement, tout le monde pense pareil, doit penser pareil. Évite de te demander ce qu’il y a dehors surtout. TOUT LE MONDE DANS LE MOULE ET ON EN SORT PAS. Encore une fois, ça parait super intéressant de se pencher sur un monde qui parait parfait, mais où au final, c’est parfait si tu te tais et que tu recraches ce qu’on te dit de recracher.
  • Et le dernier point, c’est que la devise de Globalia c’est Liberté Prospérité Sécurité. Si toi aussi le « sécurité » a fait tilt dans ton cerveau, puisqu’aujourd’hui il est maître mot dans les débats politiques, eh bien ça appuie encore le fait que ce bouquin est potentiellement vraiment cool.

 

CE POURQUOI EN FAIT C’EST UN PEU.. PROUT PROUT

  • La première chose qui fait que ça prend pas, pour te la faire court, c’est que je m’attendais à une critique puissante de cette société globalienne. Mais en fait non. On suit l’aventure de Baikal, personnage qui se pose trop de questions sur Globalia, et ce qu’il y a dehors, etc, et qui va se retrouver dans les non zones, et c’est supposément au travers de ce personnage que la critique devait prendre forme, mais franchement ça prend pas. C’est mollasson. On a des bribes par-ci par-là, mais ça parait anecdotique et banal.
  • La deuxième chose, qui explique ce que je viens de dire, c’est que la plupart des personnages sont mous. Genre, comme un acteur aurait pas de charisme, là, définitivement je n’ai réussi à m’attacher à aucun d’eux (si, peut-être Fraiseur un pote de non zone de Baikal). Baikal est donc pas terrible, mais alors MON DIEU SA COPINE KATE. Elle cherche à le retrouver dans les non zones, mais concrètement, elle sert à rien, qu’on se le dise. (tant de haine). Et les méchants sont méchants. Et voila. Les personnages sont pas très construits selon moi, voir caricaturaux pour les méchants. Et du coup, vu que les personnages sont pas fous, la critique sociétale est vraiment pas folle quoi..
  • Enfin, je pense que j’ai eu du mal à adhérer parce que finalement, le propos du livre c’est de nous montrer une histoire d’amour je pense. Deux personnes séparés qui cherchent à se retrouver et vivre dans un monde meilleur (lolilol). Et pour moi, leur histoire est un peu cucul quoi.
  • Oh et accessoirement, dernière chose qui a eu le don de me rendre dingue, ce que la fin est .. comment dire? inexistante ? Comment te dire que je me suis sentie profondément TRAHIE. Et pour tout te dire, ça a mis un point final amer à ma lecture . TRÈS AMER.

 

LE MOT DE LA FIN

Histoire d’arrêter ma diatribe et de conclure, je pense que j’attendais quelque chose de ce livre qui n’était pas dedans. D’où ma profonde déception. J’ai eu du mal à rentrer dedans du coup, mais je ne pense pas que ça soit un mauvais livre. C’est bien écris, assez fluide, par exemple mieux que Silo dont je t’ai déjà parlé je trouve. Pour moi, y’avait plein de pistes intéressantes qui ont pas été creusées, et la critique de cette société reste assez clichée, et banale. Oh, en fait c’est des méchantes diaboliques qui dominent le monde. Soit. Du coup, tu sais tout. Tu sais pourquoi ce livre est un MOUAIS pour moi. Bien évidemment, ce n’est que mon avis, et mon ressenti.  Dis moi si tu l’as déjà lu qu’on en parle ! Racontes moi ! Dis moi ce que tu en penses !

Sur ce, à très vite 😉

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