J’AI LU & J’AI VU : DANS LA FORÊT & INTO THE FOREST

Oui je sais, ça fait à peu près 1500 ans que j’étais pas venue te raconter n’importe quoi ici. Mais là, c’est du lourd. Du TRÈS LOURD. (Suffisant pour que je daigne venir ici t’en parler, c’est dire). Je vais te parler d’un bouquin, du genre qui change un peu ta vie, même pas qu’un peu, et ce livre c’est Dans la forêt, de Jean Hegland, parut aux éditions Gallmeister en 2017 (coeur coeur coeur coeur à ces éditions), et son adaptation Into The Forest, sorti en 2015 (que tu peux trouver sur Netflix éhéh). Je sais, tu vas me dire que le film date d’avant le livre, mai en fait il a tardé à être traduit en français, parce qu’il a été publié initialement en VO en 1997.

Bref. Je vais d’abord te parler du livre de manière assez détaillée, que j’ai lu avant de voir le film. Je partagerai ensuite sur mon avis sur le film, sans revenir évidemment sur l’histoire etc.

 

LE LIVRE


DANS LA FORÊT

 2017 VF  ●  Jean Hegland ●  Roman ● Nature writing  ●  Américain ●  304 pages

QUI QUE QUOI OÙ ?

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Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

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Alors,comme tu l’auras compris, on va suivre le quotidien de deux sœurs, dont les parents sont décédés et qui vivent dans la maison familiale au milieu des bois. Genre sans voisins etc. Et en fond, tu rajoutes une sorte d’apocalypse/fin de la civilisation, ambiance quoi. Aussi, le livre n’a pas de chapitre, puisqu’il est rédigé sous forme de journal. Au début, ça me dérangeait un poil, parce que tu ne sais pas quand t’arrêter.  Genre t’es pris au piège. Oui, je sais qu’au fond tu comprends. Mais bref, peu importe.

 

UN ROMAN SUR LA SORORITÉ

Ce livre c’est un récit sur deux sœurs, deux sœurs qui s’aiment, qui vont parfois se haïr face à leur isolement. Dans le cas de Nell & Eva, elles sont très différentes et surtout ont chacune un projet de vie, Eva veut devenir danseuse dans un ballet & Nell veut rentrer à Harvard. Elles sont supposées finir le lycée et « démarrer » une nouvelle vie, mais cette sorte de fin de la civilisation va les obliger à rester loin de la ville, de leur objectif de vie, de cette vie qu’elles trépignaient d’entamer. Elles vont donc se retrouver forcées de cohabiter seules, sans électricité, face au manque de tout ce qui faisait leur quotidien avant cette crise, et surtout face à l’acceptation que, peut-être, l’avenir qu’elles avaient imaginé n’arrivera jamais. Et face au manque de tout, elles vont devoir s’organiser, partager, faire des choix pour se rationner, pour survivre. Tout le livre dépeint cette entraide qui tourne parfois à l’affrontement, et qui témoigne de cette situation extrême dans laquelle elles se retrouvent, avec aucun autre choix que de se rappeler, ou d’apprendre, de quoi elles ont réellement besoin : de l’une de l’autre. Ayant moi même une soeur, évidemment que ce livre a eu énormément d’échos en moi, et je ne sais pas trop comment expliquer à quel point ce bouquin est poignant et puissant. Leur relation est tellement puissante, leur amour tellement fort qu’elles pourront tout affronter, à condition d’être ensemble. Et ça, c’est ce qui rend ce livre tellement beau.

 

UNE ODE À LA NATURE

Ce livre c’est aussi un rappel de ce qui est important au delà des liens humains. Coincées dans leur forêt, dont elles veulent sortir pour aller en ville, elles vont devoir apprivoiser cet environnement, qu’elles avaient plus ou moins ignorés jusque là, pour survivre. Au départ hostile, inquiétante, cette forêt qui les entoure, personnifiée, va petit à petit devenir une extension de leur maison, un chez soi autant que la maison familiale. Ce roman nous montre à la fois d’un point de vue pragmatique tout ce dont regorge la nature pour se nourrir, s’abriter, etc; et en même temps avec cette situation de survie nous questionne sur ce dont nous avons vraiment besoin dans la vie. D’une manière, je suis sortie de ce bouquin avec envie de donner tout le contenu de mon appart à Emmaus. Revenir à l’essentiel, voilà ce qu’il te dit ce roman. Et c’est tellement beau. Et tellement puissant. J’en ai même versé une larmichette (et j’ai pas la larme facile devant un bouquin, alors c’est dire).

 

 

LE FILM


 INTO THE FOREST

 2015  ●  Patricia Rozema  ●  Drame/Thriller  ●  Canadien ●  1h41

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Bon, alors je vais t’épargner un second résumé, puisque c’est une adaptation tu te doutes que ça va parler de la même chose. Merci Captain Obvious. Je vais pas spécialement te faire étalage des différences entre le film et le bouquin, mais je vais commencer par te dire que, pour le coup, le film est une sorte de condensé du livre. Je m’explique. (oui, j’avais dit pas de jeu des différences et je commence par une comparaison, je sais) (roh ça va hein).

Le livre, puisque c’est sous forme de journal et que, si je caricature, c’est la fin du monde et qu’elles sont coincées dans les bois sans voisins, eh bah.. il se passe pas grand chose en fait, si tu cherches de l’action passe ton chemin. C’est un roman plutôt contemplatif, dans lequel tu plonges littéralement quand tu le lis. A chaque pause, tu dois ressortir du bouquin, il a une capacité immersive assez dingue. C’est lent, ça t’emporte, ça t’enveloppe, ça  laisse pas indemne. Mais vu que le rythme est lent, tu as le temps de digérer chaque chose, chacun de leur choix, de leur dispute, de leur conversation, tout est intense mais pas brutal.

Mais pour le coup, le film lui est beaucoup plus rythmé, même s’il se passe encore une fois pas tellement de chose, dans le film les grands événements sont beaucoup plus rapprochés. Et moi qui pensait arriver à le digérer tranquille. QUE NENNI. Alors, certaines choses n’apparaissent pas dans le film, mais j’ai envie de dire PUTAING. Je l’ai trouvé hyper poignant, je me suis sentie trahie parce que j’aime pas trop les films qui te font verser toutes les larmes de ton corps. Eh bien, je sais pas trop si j’étais fatiguée, si j’avais les hormones en folie, mais j’ai passé un moment sacrément intense.

Du coup, je me rend compte que ça ne te dit pas trop si tu dois le voir ou non, mais pour conclure j’ai beaucoup aimé le film. J’ai une large préférence pour le livre, clairement, mais le film est à sa manière ultra puissant, avec deux actrices vraiment excellentes, et il est très beau. Donc oui, je te recommande aussi ce film, si tu as envie de passer un moment intense en émotions qui va te mettre en PLS sur ton canapé à te goinfrer de chocolat pour oublier. Evidemment, le livre et le film (mais le livre beaucoup plus) traite aussi de la question de l’héritage familial, des situations extrêmes de survie, et d’autres sujets que je ne peux pas détailler, à moins de rédiger une dissert/un mémoire/etc. MAIS, comme tu l’auras compris, ce livre c’est un petit BIJOU.

Une petite dernière chose, je te conseille de lire le livre d’abord, parce que vu qu’il ne se passe pas énormément de choses, et que le rythme est lent, si tu vois le film tu risques de t’impatienter en lisant le bouquin ensuite, en attendant les « gros » événements.

Et maintenant c’est vraiment, la fin, je te laisse avec un petit extrait. (et j’espère l’envie de courir dans ta librairie la plus proche pour dévorer ce roman fabuleux).

 

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Ta vie t’appartient. Lorsque l’un de nous courait vers elle pour se plaindre de l’autre – Eva refuse d’être le prince, Nelle est en train de couper les cheveux de sa poupée, Eva ne veut pas ranger sa chambre – elle répondait mi fermement, mi fièrement, sa vie lui appartient. Un jour tu compendras. Puis elle nous ébouriffait les cheveux, ses longs doigts massant notre crâne pendant un bref et doux moment avant de reprendre sa navette.

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COMMENT PASSER UNE JOURNEE IMPRODUCTIVE EN BONNE ET DUE FORME

Ce lundi 24 avril a un sale goût de lendemain de fête. Tu sais, ce moment où au réveil tu te demandes ce qui s’est vraiment passé la veille, pensant que c’était qu’un rêve. Et quand ton sixième réveil sonne, tu réalises que non, tout ceci n’était pas un rêve, et oui, Marine Caca est qualifiée pour le deuxième tour des présidentielles.

Bref, mon désarroi & ma colère face aux résultats m’ont donné envie de te proposer un article d’une utilité cosmique (pose pas de question) (puisque le bon sens part en cacahuète..), parce que face aux grands maux, il y a les grands remèdes.

Alors si toi aussi tu veux passer un moment sympa avec ta flemme, je te propose une liste de petites choses toutes faciles à faire, pour SURTOUT ne rien glander de ta journée.

1. Ton réveil tu repousseras jusqu’à 6 fois (oui je fais des rimes aussi)

On commence facile, ça sonne, tu repousses, ça sonne tu repousses. Si tu es un fou qui aime les difficultés tu peux même éteindre ton réveil.

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2. Ton yoga tu feras (ou pas)

Celui là, c’est une feinte, pour être sur que tu as saisi. Tu déroules ton tapis, tu t’allonges dessus, et finalement tu ne fais rien. Tu peux te rendormir.

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3. En 3h tu te prépareras.

Oui, aujourd’hui c’est le jour où tu peux décider de te faire un masque, puis un gommage, puis t’épiler, et te laver et te mettre du vernis.. pour décider après avoir zoné sur Facebook 2h que tu es trop fatigué(e) pour ça. (pourtant tu voulais faire tout ça, vraiment)

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4. Rester scotchée à ta chaise tu seras

SURTOUT ne pas essayer de s’activer, après le labeur de la préparation, assieds toi devant ton ordi/tablette/TV et profites.

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5. Des choses inutiles tu liras

Genre les commentaires Facebook. Les programmes des présidentielles. Des choses qui font souffrir quoi. A ce stade de non productivité il faut tenir le coup. Parce que oui, les commentaires Facebook ça donnes envie de mourir.

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6. Des choses improbables tu feras.

Evidemment des choses qui n’ont aucune utilité. Genre faire tes vitres avec ta salive, déchirer une feuille de papier à l’infini.. Laisse ta créativité s’éteindre !

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7. Face aux autres autres s’activent dans le monde entier tu culpabiliseras

Oui parce que autant de nonchalance dans un monde où tout le monde se tue à la tâche c’est criminel.

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8. Et puis non.

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9. Des articles débiles sur ton blog tu écriras.

Ça marche aussi avec des photos de Cocopops Instagram, des tweets à propos du nombre de petites cuillères que tu as dans tes tiroirs… (le tout en trouvant des gifs rigolos) (oui, la vie c’est les gifs) (ou les gifs c’est la vie ?) (bref)

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10. Envie de mourir parce que tu n’auras pas bossé ton PFE tu auras.

Bah là, je peux pas être plus claire.

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Et si tu as réussi à franchir toutes les étapes, tiens c’est cadeaux. Tu viens de ruiner ta journée à ne rien faire, et je suis fière de toi. Cœur avec les doigts comme on dit.

Ce regard.

LE DEVOIR DE REMPLIR SA VIE

Bien le bonjour à toi. Aujourd’hui j’avais envie de te dire un truc. De parler avec toi d’un constat, d’un réflexion, d’un truc qui me turlupine depuis un moment.

Je vais pas te raconter ma-vie-mes-traumatismes-mes-joies-mes-peines-mon-historique-google-que-j’ai-mangé-des-carottes, mais j’ai eu pas mal de temps pour réfléchir ces derniers temps. Au sens de la vie tout ça.

Il s’est avéré que je me suis retrouvée avec beaucoup de temps devant moi, genre six mois. En fait, j’ai un peu fait craquer son slip à mon corps, il était en sale état, et j’ai raté mon diplôme, alors j’avais six mois à attendre pour le repasser. Attendre. Je sais. Je te vois venir. Je te vois. « Attendre, oh la fainéante, trouves toi un job« . Eh ben oui, c’est là ou je veux en venir.

On va considérer que j’avais une bonne excuse, ne revenons pas la dessus, mais j’avais six mois pour me retaper, mener deux petits projets sympatoches et trouver un nouveau sujet de diplôme. Large quoi. Et puis finalement aucun des deux petits projets n’a abouti. Concrètement, je n’ai donc RIEN fait pendant six mois. Hormis trouver un sujet de diplôme & le démarrer tranquilou.

Mais, ne rien faire, donc on est d’accord que le sens du mot veut bien dire que je suis donc restée à végéter dans mon lit. Ahah. Tu vois hein, je n’ai donc pas rien fait. Je n’ai donc rien fait de VALORISABLE. Nuance. Mais, valorisable, pour qui, par qui ?

C’est là que je fais appel à toi. Moi je me suis beaucoup dit ça aussi, que si on me demande ce que j’ai fait pendant ces six mois, bah, j’aurai rien à dire. A un futur employeur, ou même à n’importe qui en fait. N’importe qui se dira que je ne suis qu’une personne sans motivation qui vit sur le dos de ses parents sans scrupule. Ah le jugement de valeurs, une des réjouissances de ce monde. Il faut rentabiliser sa vie.

Mais une valeur, qu’est-ce que c’est ? Est-ce que ça ne dépend pas d’un point de vue ? Tu vois où je veux en venir ? Au final la valeur accordée à telle ou telle chose c’est pas vraiment objectif tu vois, ça dépend de plein de chose. Une société accordera de la valeur au travail, une autre à l’épanouissement spirituel, une autre à la richesse.. bref des milliers de choses dépendent de point de vue de ce qui est important ou non à avoir/faire dans sa vie, et on peut voir des milliers de différences à tout un tas d’échelle communautaires différentes.

Mais en fait. J’avais besoin psychologiquement et physiquement de prendre du temps pour moi. Une faible que je suis. Oui je sais, y’a des tas de gens qui ont leur diplôme, qui vivent leur vie difficile sans pleurer, sans poser de problèmes, qui font et qui serrent les dents. Y’a pas de raisons que j’y arrive pas. Ou alors je suis faible. Ou j’en ai pas vraiment envie. Autre jugement.

La différence sur le comment gérer sa vie, ses émotions, ses peurs, frustrations. Si tu n’y arrives pas, tu es un faible, un nul. Ah. Alors oui, soit. En vrai, est-ce que tu trouves ça vraiment bien, genre est-ce que tu penses qu’avec ce raisonnement on peut rendre une société meilleure ? Genre vraiment. Je sais pas moi, je me demande.

Pour en revenir à ces six mois, j’ai pu prendre du recul sur ma future profession, alors que j’ai toujours eu le nez dedans sans me poser de questions, à accepter et prendre pour argent comptant tout ce qu’on me disait. Et quand tu prends du recul, tu peux te poser des questions. Te demander ce qui est vraiment important. Quelles valeurs sont réellement importantes pour toi.

Et puis j’ai pu faire tout un tas de trucs probablement futiles et inutiles, du genre lire des bouquins, faire de la peinture, de l’aquarelle, du tricot, réfléchir au sens de la vie et comment être heureux. Comment être une meilleure personne, comment rendre les gens autour de soi heureux. Du coup, moi j’en suis ressortie vachement grandie, ça fait probablement partie des moments de ma vie où je me suis sentie le plus grandie, où j’ai le sentiment d’avoir appris tellement de chose.

Mais tout ça, ça n’a aucune valeur. Pas de place pour l’oisiveté. Si tu ne travailles pas, tu n’es pas rentable. Tu n’es pas rentable parce que potentiellement tu ne peux pas rapporter d’argent. Je dis ça je dis rien. Ça a l’air sympa comme société dans laquelle vivre où y’a ce mode de pensée. Il faut que tu fasses 500 mille trucs, que tu voyages + que tu travailles + que tu te cultives +…

Ah. On y vit.

Mais toi, tu y gagnes quoi ? Loin de moi l’individualisme, mais est-ce que tu es heureux comme ça ? Est-ce que tu voyages pour les autres, pour dire que tu as voyagé ou alors tu cours après une reconnaissance ? En vrai la réponse elle vient pas toujours tout de suite. Mais peut-être que si on se demandait pourquoi on fait toutes ces choses, on se rendrait compte que tout ça ne nous rend pas forcément heureux. Peut-être, je sais pas. Et que quand on est frustré, on est rarement apaisé et compatissant avec les autres. Oui, c’est un raccourcis rapide de ce que j’ai pu lire dans des trucs inutiles pendant que je faisais rien.

Maintenant j’aimerais quoi toi aussi tu me dises si tu t’es déjà posé ces questions. Et puis si tu es heureux. J’ai probablement été floue, imprécise, mais je voulais partager ça comme je pouvais. J’ai probablement oublié tellement de trucs. Et puis en fait j’aimerais qu’on discute de tout ça, alors raconte moi.

Et si tu es curieux, je te laisse avec quelques bouquins que j’ai tout particulièrement aimé parce qu’ils m’ont aidé à me poser toutes ces questions, à remettre en question tout et n’importe quoi.

Voila, je te fais des bisous compatissant en attendant la prochaine fois où tu passeras dans le coin.

Maud

DE L’IMPRESSION DE NE PAS ÊTRE À SA PLACE

Aujourd’hui je te retrouve avec un titre ultra joyeux, comme tu peux le voir. J’avais envie de partager quelque chose avec toi, un petit bout de ma vie, parce que je me suis dit que je n’étais probablement pas la seule dans cette situation. Et au grand désespoir les grandes solutions, comme on pourrait dire.

Si tu as fait un petit tour sur le blog et que tu as été chercher qui j’étais, tu auras pu noter que je suis étudiante en architecture. Sans te faire l’historique détaillé pour remonter aux origines de cette prise de conscience, mais ça fait deux ans à peu près que j’ai commencé à sentir se sentiment (sentir un sentiment, merci Maud), notamment dans mes études, de ne pas être à ma place. Je m’explique. Je vais pas te faire un procès des études d’architecture, c’est pas le but.

Concrètement, quand je suis rentrée à l’école, j’étais joie et amour. Je pensais que j’allais faire des beaux dessins dans une liberté absolue et vivre d’amour et d’eau fraîche. Je rigole, j’exagère, mais tu vois où je veux en venir. Et finalement, tu te rends compte qu’il faut très vite que tu rentres dans le moule, alors vu que toi aussi tu veux être le futur Jean Nouvel (vomi) de la France, tu obtempères et tu te dis que OUI, toi aussi tu peux être un futur dieu créateur qui va apprendre aux gens comment vivre. Tu sens l’ego qui gonfle là ?

A côté de ça, j’ai une conscience écologique qui a émergée, avec l’aspect social qu’il englobe, faire attention à la planète, faire attention aux autres, mais surtout être humble vis à vis de la nature, et de manière générale. Et là, tu mets en parallèle avec mes études, le truc du dieu créateur et tout. Et là (trop de « et là« ), plein de questions sont venues percuter mon petit cerveau. Je me suis demandé quel était le sens de concevoir des musées, des complexes multiculturels de la mort qui tue, alors qu’à côté de ça, la plupart des gens vivent dans des appartements, maisons mal foutus, que certains n’ont même pas les moyens d’avoir un toit au dessus de le tête. Je dis pas qu’il faut pas de musées, mais concrètement, est-ce qu’on construit des musées toutes les semaines ? Non. Alors que des immeubles ça y va. Et apprendre comment concevoir un projet de logement responsable écologiquement et socialement parlant, ça par contre on l’apprend pas trop. Enfin si, tu peux, mais débrouille toi tout seul. Mais bref, soit, c’est important de savoir faire un musée avec une architecture grandiloquente pour flatter son égo. (et montrer à l’univers entier que tu domines le monde en passant).

Et puis ensuite, v’la le projet de fin d’étude, avec un tuteur qui te laisse une totale liberté (oui, y’en a quelques uns). Et là tu te dis, merde, c’est le moment ou jamais de faire un projet que j’aime, où je peux mettre mes valeurs dedans et tout et tout. J’étais en joie. Et je suis pas la seule à m’être dit ça. A vouloir faire un projet pour des gens, avec des futurs utilisateurs, à réellement se mettre au service d’une demande pour coller au mieux à ce que des gens peuvent attendre d’un lieu, d’une maison, d’une place, d’un bâtiment etc, parce que ça fait plus sens pour toi que de construire une tour. Je sais pas moi, pour rendre heureux des gens avec mes maigres petites compétences. Et puis tu te mets à entendre des choses du style « c’est pas de l’architecture« , ou encore « oui bon, écouter les gens, faire du social ça va bien 5 minutes« .

A côté de ça, tu regardes le monde autour de toi, tu vois le racisme, le sexisme, et toutes les autres formes d’intolérance qui apparaissent de manière répétées, décomplexées dans la rue, dans les médias, partout. Loi travail, les ratés écologiques, nombres de votant pour les partis racistes qui augmentent. Quand tu dis à quelqu’un que tu vois une naturopathe, que tu essaies de manger bio, d’utiliser des cosmétiques bio, on te regarde comme si mangeais de l’herbe à 4 pattes dans un champ. Quand tu dis que tu penses qu’on devrait chercher à être heureux dans la vie, que notre travail, nos études ne devraient pas nous bouffer, on te répond qu’il serait temps que tu comprennes que la vie c’est dur, et que si tu souffres pas c’est que tu fais pas d’efforts, et que, de fait tu mérites pas.

Et à ce moment là, je crois que l’expression anglophone « DO NOT FIT » est plutôt appropriée. Et là deux choix s’offrent à toi : assumer la différence et tes convictions, et te dire qu’un jour ça payera, ou alors abandonner et se ranger. Ou alors se jeter par la fenêtre (non, j’déconne). Et ça devient une force. Et tu te rends compte que même si tu es minoritaire, et qu’on est minoritaire, ça n’est pas ça qui te fera taire. Parce qu’avoir des convictions, un libre arbitre qui te permet de remettre en questions les choses, c’est ce qui peut te permettre de trouver des solutions là où les autres ont le nez collé à leur habitudes, à leur dogmes, à leur grandes vérités toutes faites, et qui peut être, fera de demain un monde meilleur. Être différent, c’est pas être anormal, ça fait pas de toi un crétin fini, ça fait juste de toi quelqu’un d’indépendant, riche, intelligent. Et surtout, croire en ses convictions, c’est faire la paix avec soi même, et j’ai envie de dire, qu’on serait vachement plus heureux.

CE LIVRE QUE JE VOULAIS AIMER #2 : LES 7 ROSES DE TOKYO

Aujourd’hui on va parler déception littéraire. Ouais, malheureusement. Je te retrouve pour te parler d’un livre que je voulais aimer, et qui au final n’a chamboulé ni mon âme ni mon cœur ni rien du tout. Et pourtant ce livre, ça faisait un moment que je voulais le lire ! Ce livre, c’est Les sept roses de Tokyo, de Hisashi INOUE.

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Un fabricant d’éventails d’un vieux quartier de Tôkyô tient son journal d’avril 1945 à avril 1946. Une évocation passionnante du Japon sous l’occupation américaine, débordante d’humour et nourrie d’une foule de détails savoureux : la débrouillardise, les combines du marché noir, les tracasseries administratives, la contestation… et les menées secrètes et rocambolesques de sept femmes, qui se consacrent espionnes pour contrecarrer les projets de l’occupant.
Inoue Hisachi disait que le moteur de sa création était son « amour des êtres humains ». Cette empathie se reconnaît dans ce portrait vivant et chaleureux du peuple japonais qui, en dépit des privations, trouve sa délivrance dans la révolte et le rire.

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CE POURQUOI CA AVAIT L’AIR SUPER COOL

  • Ça faisait un moment que je cherchais un roman historique, et celui là parle donc comme tu viens de le voir, de la Seconde Guerre mondiale. Mes cours d’histoire de ce coin du monde a cette période ayant un peu fuité de mon cerveau, je me suis dit qu’il serait parfait pour en apprendre un peu plus.
  • Personnellement, j’avais envie de me lancer dans la littérature japonaise/asiatique, et avoir cherché, et cherché, mon dévolu s’était jeté sur lui, et je l’ai tenu plusieurs fois en mains lorsque je le croisais avant de l’acheter
  • Il faut le dire, le côté journal me plaisait bien. J’avais déjà lu Le journal des cinq saisons de Rick Bass (je t’en avais parlé ici) et ce format m’avait bien plu, ça rend le récit vraiment incarné.
  • La dernière chose, c’est que selon le résumé, on était censé avoir droit à un portrait sociétal du Japon de l’après guerre (enfin, la fin de la guerre et l’après), et ça définitivement ça m’intriguait ; être plongé dans une culture que je ne connais pas pendant une période charnière de l’histoire, moi je dis OUI.

 

CE POURQUOI EN FAIT C’EST UN PEU.. PROUT PROUT

  • Alors. Il n’y a pas 50 mille raisons qui font que ce livre fut un peu laborieux. Pour tout te dire, j’ai eu l’impression de me faire un peu arnaquer. Je t’explique. En fait, je dirais que 70% du livre, le personnage qui tient le journal te raconte sa vie absolument banale, qu’il a mangé du riz ou un oeuf (ok je caricature) et concrètement, l’intrigue de fond, à savoir la guerre, vivre sous l’occupation, ça surgit de temps en temps. On a des bribes je trouve, éparpillées tout au long du livre, mais à chaque fois qu’un truc intéressant commence à se passer, bim. On passe à autre chose. Alors oui, c’est contemplatif, d’habitude ça me pose pas de problème. Mais là, ça fait long quoi.
  • Et enfin, l’autre raison qui a fait que ce fut pas la lecture du siècle pour moi, est que ce livre fait 960 pages. Presque 1000. Oui, et quand tu trouves pas ta lecture folle, eh bien comment dire… Ça fait long. TRÈS long.

 

LE MOT DE LA FIN

Alors en soi, c’est loin d’être un mauvais livre, simplement, si tu cherches un bouquin avec un minimum d’action qui n’est pas entrecoupé par des pages et des pages de descriptions de la pluie et du beau temps (bien que ça puisse avoir sa poésie), passe ton chemin. Et puis, finalement le côté roman historique n’est pas non plus très présent selon moi, donc bon, je suis globalement un peu déçue. Mais surtout, je suis heureuse d’en être enfin venue à bout, parce que je commençais à détester ce livre et j’ai cru que JAMAIS il ne se terminerait. Bref. Hésite pas à me dire si tu l’as lu toi aussi, et ce que tu en as pensé !

A très vite !

 

UN FILM, UN DOCU, UN LIVRE #1 ● ECOLOGIE ET SOCIETE

Salut à toi. Ça fait un petit moment qu’on s’est pas vu, j’ai déserté un petit peu. Mais peu importe, me revoilà avec une nouvelle « rubrique ». Dans ce nouveau rendez vous, je te propose un film, un documentaire, et un livre en rapport avec un thème plus ou moins large. Ici on va parler d’un sujet qui me tient à cœur, l’écologie. Alors si toi aussi ça t’intéresse, tiens toi bien c’est parti. Et si ça ne t’intéresse pas vraiment, que tu sens le ton moralisateur-inquisiteur-insultant venir, ne paniques pas et restes, parce que ça n’arrivera pas mon ami. (oui, on est ami maintenant non ?)

 

LE FILM


 PROMISED LAND

 2013  ●  Gus Van Sant  ●  Drame  ●  Américain ●  1h46

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Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel…

Au delà de la présence de Matt Damon au casting, ce film est pour moi un film à voir, le genre de film qui te marque. La première chose qui fait la qualité du film, c’est qu’il a un côté, je trouve, très « neutre », un peu dans le style de True Detective, dans le sens où les choix scénaristiques, de mise en scène etc laisse au spectateur une liberté d’appréhender les personnages comme il le veut. Enfin c’est mon impression. Les « méchants » (les représentants de l’entreprise de forage pour le gaz de schiste) et les « gentils » (les écologistes) ne sont pas vraiment traités tel quel, je trouve que la justesse justement se trouve dans cet équilibre, dans la subtilité des personnages. Et c’est grâce à ça que le film est percutant. C’est un film qui montre particulièrement bien les choix que n’importe qui peut être amené à faire dans sa vie : c’est la crise, difficile de finir les fins de mois (voir très), tu as des terres qui ne te rapportent pas grand chose, voire rien, et là quelqu’un te propose une grosse somme d’argent d’un coup pour le droit d’exploiter tes terres (dérisoire par rapport à ce que ça va lui rapporter évidemment). Alors, qu’est ce que tu fais ? Tu as des enfants, une famille à nourrir, leurs études à payer etc. Quel choix s’offre à toi ?

Bref, ce film soulève très bien les nuances et la complexité qui s’opère sur le terrain, dans la vraie vie, et rappelle qu’avant de juger promptement il y a toujours des données de bases avec lesquelles il faut composer. Être contre l’extraction du gaz de schiste c’est une chose, mais sans solutions alternatives localement, il est probablement vain de trépigner et insulter ceux qui vont vendre leurs terres et permettre ça. Bref, c’est loin d’être un film joyeux, mais il est particulièrement puissant et marquant pour toutes les raisons que j’ai évoqué avant.

 

LE DOCU


DEMAIN

 2015  ●  Cyril Dion & Mélanie Laurent ●  Documentaire ●  Français ●  2h00

demain

Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

Alors lui, tu en as probablement déjà entendu parler en long en large et en travers. Et à raison. J’ai eu la chance d’assister à une avant première avec Cyril Dion présent en fin de séance, qui a pu répondre à pas mal de question qui n’ont fait que renforcer la dimension positive, et pleine d’espoir du film. Il est clair que trop souvent, les documentaires qui visent à mettre en lumière l’importance de l’écologie, de protéger la planète, notre maison quoi, sont moralisateurs, cherchent à effrayer, bref qui te font perdre tout espoir en la vie. J’exagère à peine. Demain c’est tout l’inverse. Il te donne foi en l’avenir, en l’humanité, EN LA VIE QUOI. Au travers de différents thèmes (économie, éducation, agriculture etc), on voit des exemples concrets de ce qui peut se faire (bon, à remettre toujours dans un contexte économique & social local) mais qui montre que, OUI c’est possible de changer nos habitudes. Enfin, le dernier truc qui est absolument génial, c’est qu’il y a une dimension pédagogique vraiment bien gérée, et qui permet de comprendre certains mécanismes qui peuvent nous échapper, notamment lié à l’économie mondiale.

Voilà, si tu n’as pas encore vu Demain, tu peux de ce pas courir acheter le DVD, et le livre aussi, parce qu’il existe un livre portant le même nom qui apporte un complément au film, des interviews notamment qui n’ont pas pu être mises dans le film. Et si tu veux en savoir un peu plus, c’est par .

 

LE LIVRE


WALDEN OU LA VIE DANS LES BOIS

 1854  ●  Henry David Thoreau  ●  Essai/Roman/Autobiographie  ●  Américain ●  380 pages

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En plein XIXe siècle, dans le pays qui est en passe de devenir le plus industrialisé du monde, Thoreau tourne le dos à la civilisation et s’installe seul, dans les bois, à un mille de tout voisinage, dans une cabane qu’il a construite lui-même, au bord de l’étang de Walden, Massachusetts. Il ne doit plus sa vie qu’au travail de ses mains. C’est là qu’il commence à écrire Walden, grand classique de la littérature américaine, hymne épicurien, souvent loufoque, à la nature, aux saisons, aux plantes et aux bêtes, toutes choses et tous êtres qui ne sont, selon les propres dires de Thoreau, que «l’envers de ce qui est au-dedans de nous».

Bon, je vais essayer de faire court, même s’il y aurait tellement à dire tant sur l’auteur que sur le livre. Pour replacer le livre dans son contexte, le milieu du XIXe siècle, c’est l’avènement de la révolution industrielle, où les villes s’industrialisent, se salissent, où les gens s’entassent dans des bidonville en périphérie des grandes villes pour travailler dans les usines, et où concrètement, la nature est vue & vécue comme un élément à dominer, maitriser pour en faire ce qu’on veut et en extraire ce dont on a besoin (et tout ça, ça découle de ces satanées Lumières, mais on en reparlera). Et dans ce contexte, Thoreau lui il décide de fuir ça, comme tu viens de le lire. C’est un récit qui est particulièrement dense, mais tellement riche. Une ode au quotidien, aux choses simples, une éloge de la nature. Thoreau questionne notre rapport au monde, aux autres, à l’économie, au travail etc, et nous amène à nous questionner nous, sur le rapport qu’on entretient aujourd’hui avec la nature, avec notre terre nourricière si je peux dire ça comme ça. Et c’est puissant. C’est tout ça Walden, ça questionne un monde dont on aujourd’hui l’héritage, et qui de fait est particulièrement résonnant.

Je ne vais pas t’en dire plus, j’espère que je t’aurai donné envie de lire ce livre, qui est largement plus complexe et riche que ce que j’ai pu juste évoquer. Mais sachant que c’est reconnu pour être quand même un ouvrage fondateur de ce qu’on appelle aujourd’hui le nature-writting, si c’est un sujet qui t’intéresse, fonce.

 LE MOT DE LA FIN


Si tu es arrivé jusque là je crois que je vais d’abord te remercier et te féliciter, au moins mes efforts n’ont pas été vains ahah. J’ai essayé ici de trouver des supports différents qui nous permettent de nous interroger sur notre rapport à la nature, et surtout comment nous pouvons changer nos habitudes, comportements, pour protéger ce qui nous maintient en vie. Evidemment, c’est loin d’être une sélection exhaustive, mais je me suis demandé quels livres/films m’avaient particulièrement marqué, et c’est ces trois là que j’ai sélectionné. Et maintenant, c’est à toi de me donner ton avis, sur la sélection, sur l’écologie, sur la vie, l’amour, la paix dans le monde BREF fais toi plaisir et dis moi ce qui te passe par la tête, et surtout, n’hésite pas à partager tes lectures, films, documentaires sur ce sujet tellement large, et tellement importe qu’est l’écologie.

A très très vite

(promis je vais essayer de ne pas refaire la morte aussi longtemps) (genre je suis indispensable à ta vie) (mais oui, avoue le)

CES SÉRIES QUI N’AURAIENT PAS DU S’ARRETER

Salut à toi ! Je suis de retour pour te parler de séries (cas où c’était pas clair dans le titre), et particulièrement celles dont l’annulation m’a brisé le cœur. On se rapproche dangereusement de l’hiver, et au lieu de faire un petit jogging matinal, on préfère se vautrer au fond de son canapé à regarder des séries feel good, parce que c’est vachement bien. (tu sens la sportive invétéré que je suis ?). Bref, je vais te parler de trois séries pour passer en mode hibernation.

RAISING HOPE : LA SITCOM FAMILIALE

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 2010  ●  Greg Garcia  ●  Comédie  ●  Américaine ●  4 saisons de 22 épisodes  ●  22 min

A 23 ans, Jimmy Chance fonce droit dans le mur. Il n’a pas de but dans la vie, pas d’envie. Il vit toujours chez ses parents, Virginia et Burt, parents sans le sou et complètement délirants qui l’ont eu très jeunes. Après avoir passé une nuit d’amour avec une jolie fille qui se révèle être une meurtrière, tout change dans la vie de Jimmy. Il devient père et décide de garder à sa charge le bébé. Entouré de sa famille dysfonctionnelle, Virginia, Burt, Maw Maw son arrière grand-mère sénile, et de Sabrina, son amie, Jimmy tente d’élever Hope le plus normalement du monde…

3 bonnes raisons de regarder 

  • Cette série, c’est un série typiquement feel good, que tu savoures du fond de ton lit au chaud avec trois tablettes de chocolats (il n’y a jamais trop de chocolat). C’est une série familiale, qui te fait chaud au cœur.
  • Les personnages sont tous cools, tous biens construits, même les secondaires. Même s’ils apparaissent moins, leurs répliques sont tout aussi cinglantes que celle des personnages principaux.
  • Ils sont tous cinglés dans cette série, alors si tu veux une bonne dose de WTF, et une bonne dose d’instants gênants (mention spéciale  pour Frank) et bien cette série est pour toi.

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Une dernière bonne raison ?

Tous les personnages sont attachants, et chaque épisodes se finit bien en mode « on s’aime et c’est ce qui compte, peu importe les galères« . Ça peut paraître gnangnan un peu, mais ça fait du bien les message de PAIX ET AMOUR. C’est drôle, touchant, bref, que demander de plus. Et en plus, il y a 4 saisons, de 22 épisodes, autant dire que le plaisir DURE.


THE NEIGHBORS : L’AMERICAN WAY OF LIFE À L’EXTREME

IAN PATRICK, TIM JO, SIMON TEMPLEMAN, TOKS OLAGUNDOYE, ISABELLA CRAMP, JAMI GERTZ, LENNY VENITO, CLARA MAMET, MAX CHARLES

 2012  ●  Dan Fogelman  ●  Comédie  ●  Américaine  ●  2 saisons de 22 épsiodes  ●  25min

Une famille tout ce qu’il y a de plus « normale » emménage dans une copropriété toute aussi normale en apparence. Mais il s’avère que tous les habitants sont en réalité des aliens, installés sur Terre depuis dix ans, dans l’attente d’instructions de leur planète. Les Weaver sont les premiers humains qu’ils ont l’opportunité de rencontrer. Les deux communautés découvrent que la pression du mariage et les problèmes liés à l’éducation des enfants sont communs à toutes les planètes…

 3 bonnes raisons de regarder 

  • Celle là, le but est de faire une magnifique caricature de la classe moyenne américaine. Au travers des extraterrestres, on pose un regard sur le fameux « american way of life« , avec l’absurdité qu’il peut incarner. Et ça marche du feu de dieu. Oui oui.
  • Absurdité. Parlons en tiens. Si tu aimes les séries qui regorgent de scènes dérangeantes, gênantes, et tellement DRÔLES, alors fonce. La caricature est tellement bien maîtrisée, et certaines scènes sont magiques. Savais tu que les américains s’habillaient en tenue de golf tous les jours de toute l’année ? Et se déplaçaient en voiturette de golf ? Non ? eh bien, maintenant tu le sais.
  • Dick Butkus. Ce nom est celui du petit dernier de la famille extraterrestre. Outre son physique/sa coupe de cheveux/gestuelle corporelle particulièrement dérangeant, cet enfant est juste parfaitement hilarant. Il est supposé avoir aux alentours de 10 ans, mais agit comme un adulte surdoué sans aucun tact. Je ne t’en dis pas plus, il faut le voir.

 

TIM JO, TOKS OLAGUNDOYE, IAN PATRICK, SIMON TEMPLEMAN

Une dernière bonne raison ?

Enfin, le petit plus de la série c’est que, comme dit dans le résumé, ça parle du mariage et de l’éducation des enfants, et les deux familles apprennent l’une de l’autre. Les extraterrestres (et surtout Larry, le père) découvre l’égalité maritale (qu’est-ce donc que cet ignominie !) par exemple, un des fils extraterrestre découvre l’amour et la vie au lycée. Bref, deux cultures qui apprennent l’une de l’autre, et c’est encore une fois un message de PAIX ET AMOUR envers ceux qui sont différents. Alors je dis OUI.


YOU, ME AND THE APOCALYPSE : L’HUMOUR BRITISH 

You, Me &amp; The Apocalypse

 2015  ●  Iain Hollands  ●  Comédie/Drame  ●  Britannique/Américaine  ●  1 saison de 10 épisodes  ●  45min

Une comète sur le point d’entrer en collision avec la Terre provoque le chaos. Un groupe de personnes, composé notamment d’un prêtre rebelle, d’un suprématiste blanc déséquilibré, d’un directeur de banque affable, d’un cyber-terroriste germaphobe ou encore d’un général américain, tous venus du monde entier et n’ayant rien en commun, va voir son destin se lier.

3 bonnes raisons de regarder 

  • C’est l’histoire d’un mec, qui, le jour de son anniversaire, apprend qu’une comète va détruire la planète, que sa copine qui l’a abandonné sans donner de nouvelles sort avec un mec qui s’avère être le frère jumeau du dit mec. Autant dire, vie de merde quoi. Et autant te dire, avec un truc pareil en démarrage, tu ne peux que courir regarder la suite.
  • C’est aussi une série géniale, parce qu’elle compile, enchaîne les moments terriblement dérangeants comme seuls les anglais savent le faire, et des moments poignants (à l’américaine ? Oh dear Brandon..)
  • Le jeu des acteurs est parfaitement juste, les personnages sont tous bien construits (bien que j’ai une préférence pour les personnages européens). Tout est parfaitement juste en fait, le rythme, les acteurs etc.

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Une dernière bonne raison ?

Cette série c’est un plaisir court mais intense. Comme je le disais, c’est parfaitement JUSTE tout le temps, c’est juste génial. Pour tout te dire, si je devais faire un top 5 de mes séries préférées elle y serait, et volerait presque (j’ai dit presque) la première place à True Detective. C’est dire mon ami. Et aussi, malgré que la série ait été stoppée dans son élan, la fin de la saison fabrique presque une fin acceptable. (même si j’ai eu envie de me rouler par terre quand j’ai appris qu’elle avait été annulée) (et de faire brûler le responsable).


 

Voilà mon ami. Malgré que j’ai eu la sale impression de m’être faite rouler dans la farine, dans l’oeuf, dans les plumes, et jeter du haut d’un immeuble, je garde quand même de ces séries un super méga bon souvenir. Je te les conseille vivement si tu cherches du réconfort, que tu veux rire, et t’accorder 20 (ou 40) minutes de feel good.

Oh et maintenant, à toi de jouer, dis moi si tu les as vu ces séries, ce que tu en as pensé ! Et dis moi aussi quelles sont les séries annulées qui t’ont donné envie de découper en morceau le responsable de cet abus de pouvoir ! 🙂

Sur ce, à très vite !

 

 

CE LIVRE QUE JE VOULAIS AIMER #1 : GLOBALIA

Salut salut. On se retrouve pour parler livre. Aujourd’hui je vais te parler d’un livre, mais pas n’importe lequel. Et je vais t’en parler en inaugurant une nouvelle catégorie, celle des livres où tu as l’impression d’être passé à coté. Ceux où vraiment, tout était fait pour que tu les aimes, mais en fait, non.

Je vais te parler aujourd’hui de Globalia, de Jean Christophe Rufin aux éditions Gallimard.

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La démocratie dans Globalia est universelle et parfaite, tous les citoyens ont droit au « minimum prospérité » à vie, la liberté d’expression est totale, et la température idéale. Les Globaliens jouissent d’un éternel présent et d’une jeunesse éternelle. Évitez cependant d’en sortir car les non-zones pullulent de terroristes et de mafieux. Évitez aussi d’être, comme Baïkal, atteint d’une funeste « pathologie de la liberté », vous deviendriez vite l’ennemi public numéro un pour servir les objectifs d’une oligarchie vieillissante dont l’une des devises est : « Un bon ennemi est la clef d’une société équilibrée. »

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Le mot de l’éditeur :
Un grand roman d’aventures et d’amour où Rufin, tout en s’interrogeant sur le sens d’une démocratie poussée aux limites de ses dangers et de la mondialisation, évoque la rencontre entre les civilisations et les malentendus, les espoirs et les violences qui en découlent.

Alors, comme tu peux le voir, c’est une histoire à la « ce monde est parfait regardez ! AHAH EN FAIT NON ». Histoire de procéder de manière logique et claire pour toi, je vais déjà te parler de ce que j’ai aimé, tout ce qui faisait que c’était potentiellement un livre que j’allais apprécié à la folie (oui oui). Et ensuite je t’expliquerai pourquoi ça n’a pas pris.

CE POURQUOI CA AVAIT L’AIR SUPER COOL

  • Alors, Globalia c’est une société à priori parfaite comme je te le disais, et l’idée du bouquin c’est de montrer que malgré tout, toute société a ses travers. Du coup, ça démarre bien, parce que les critiques sociétales, j’aime ça moi (oui, oui).
  • Globalia, c’est une société qui protège la nature, et vu que l’écologie est une notion qui m’intéresse je me suis dit : MAIS OUI. Du coup, le livre a un résonnance actuelle particulière. Tu comprends que le monde est scindé en deux : d’un côté Globalia, le monde «  » » » »normal » » » » » sous cloche (oui, sous des verrières pour ne plus polluer et accessoirement gérer la pluie et le beau temps comme on veut) et de l’autre, les non zones, zones naturelles interdites où vivent cependant des communautés plus ou moins grandes « illégalement » selon les lois de Globalia. Cette séparation rappelle immédiatement cette séparation nature/culture apparue à l’époque des Lumières (qui a conduit aux magnifiques dérives de notre société actuelle),  et potentiellement cette manière de voir les choses amène pleiiiin de questions dans ta tête (enfin dans la mienne en tout cas).
  • Enfin, Globalia, c’est une société universaliste, tous les pays ont été « absorbés » par Globalia, et il n’existe plus d’identité à l’échelle des pays. Ils sont tous globaliens, et pas italiens, français, américains, polonais etc. Leur sont accordés des « résidus culturels », un truc du genre, ils ont le droit de manifester de l’intérêt pour leur origines mais pas trop. Faudrait pas que tu passes pour un nationaliste intégristes en passe de renverser Globalia. Concrètement, tout le monde pense pareil, doit penser pareil. Évite de te demander ce qu’il y a dehors surtout. TOUT LE MONDE DANS LE MOULE ET ON EN SORT PAS. Encore une fois, ça parait super intéressant de se pencher sur un monde qui parait parfait, mais où au final, c’est parfait si tu te tais et que tu recraches ce qu’on te dit de recracher.
  • Et le dernier point, c’est que la devise de Globalia c’est Liberté Prospérité Sécurité. Si toi aussi le « sécurité » a fait tilt dans ton cerveau, puisqu’aujourd’hui il est maître mot dans les débats politiques, eh bien ça appuie encore le fait que ce bouquin est potentiellement vraiment cool.

 

CE POURQUOI EN FAIT C’EST UN PEU.. PROUT PROUT

  • La première chose qui fait que ça prend pas, pour te la faire court, c’est que je m’attendais à une critique puissante de cette société globalienne. Mais en fait non. On suit l’aventure de Baikal, personnage qui se pose trop de questions sur Globalia, et ce qu’il y a dehors, etc, et qui va se retrouver dans les non zones, et c’est supposément au travers de ce personnage que la critique devait prendre forme, mais franchement ça prend pas. C’est mollasson. On a des bribes par-ci par-là, mais ça parait anecdotique et banal.
  • La deuxième chose, qui explique ce que je viens de dire, c’est que la plupart des personnages sont mous. Genre, comme un acteur aurait pas de charisme, là, définitivement je n’ai réussi à m’attacher à aucun d’eux (si, peut-être Fraiseur un pote de non zone de Baikal). Baikal est donc pas terrible, mais alors MON DIEU SA COPINE KATE. Elle cherche à le retrouver dans les non zones, mais concrètement, elle sert à rien, qu’on se le dise. (tant de haine). Et les méchants sont méchants. Et voila. Les personnages sont pas très construits selon moi, voir caricaturaux pour les méchants. Et du coup, vu que les personnages sont pas fous, la critique sociétale est vraiment pas folle quoi..
  • Enfin, je pense que j’ai eu du mal à adhérer parce que finalement, le propos du livre c’est de nous montrer une histoire d’amour je pense. Deux personnes séparés qui cherchent à se retrouver et vivre dans un monde meilleur (lolilol). Et pour moi, leur histoire est un peu cucul quoi.
  • Oh et accessoirement, dernière chose qui a eu le don de me rendre dingue, ce que la fin est .. comment dire? inexistante ? Comment te dire que je me suis sentie profondément TRAHIE. Et pour tout te dire, ça a mis un point final amer à ma lecture . TRÈS AMER.

 

LE MOT DE LA FIN

Histoire d’arrêter ma diatribe et de conclure, je pense que j’attendais quelque chose de ce livre qui n’était pas dedans. D’où ma profonde déception. J’ai eu du mal à rentrer dedans du coup, mais je ne pense pas que ça soit un mauvais livre. C’est bien écris, assez fluide, par exemple mieux que Silo dont je t’ai déjà parlé je trouve. Pour moi, y’avait plein de pistes intéressantes qui ont pas été creusées, et la critique de cette société reste assez clichée, et banale. Oh, en fait c’est des méchantes diaboliques qui dominent le monde. Soit. Du coup, tu sais tout. Tu sais pourquoi ce livre est un MOUAIS pour moi. Bien évidemment, ce n’est que mon avis, et mon ressenti.  Dis moi si tu l’as déjà lu qu’on en parle ! Racontes moi ! Dis moi ce que tu en penses !

Sur ce, à très vite 😉

CE SOIR JE (RE)REGARDE : DRIVE

Bien le bonjour à toi, on se retrouve pour un nouvel article « Cinéma ». J’étais dans cet état de larve digne d’un dimanche après midi, et je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose. Quelque chose comme clôturer ce week-end par un film digne de mon état. Et je me suis dit qu’il fallait que je partage ça avec toi. Posons le décor. On est dimanche, il fait gris, on se roule en boule au fond de son lit et on profites de cette fin de week-end. Si toi aussi le désespoir s’est emparé de ton âme, et que tu te sens l’âme mélancolique, alors j’ai le remède parfait pour toi. Mon film préféré de toute la vie de l’univers :

DRIVE MON AMOUR.

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Bande annonce ici

Concernant les banalités, le film est sorti en 2011, il dure 1h 40min. C’est un film de Nicolas Winding Refn (cas où l’affiche suffisait pas), avec entre autre Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston (oui, le papa de Malcolm).

Synopsis mes amis :

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Un jeune homme solitaire, « The Driver », conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant – et au volant, il est le meilleur ! Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet. C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul. Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal… Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…

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UNE ESTHÉTIQUE SUBLIME

Alors la première chose qui fait que ce film est pour moi un film doudou, c’est qu’il est juste sublime. Les plans de nuits sont tellement parfaits, les contrastes entre les lumières de la ville, de la vie, et l’obscurité de la nuit donne un côté rêve éveillé, ça te plonge dans une espèce de torpeur contemplative, parfait pour une soirée mélancolie ultime, voui voui.

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Faut-il en dire plus ?

UN FILM CONTEMPLATIF

Alors, pour ceux qui ne serait pas hyper adeptes des films contemplatifs, attention attention. Clairement il est assez lent, mais c’est nuancé avec des scènes très rapides et violentes qui contrastent avec le reste du film. Ce coté contrasté décuple les effets des chaque scène clé, c’est comme un mini feu d’artifice à chaque fois. JE TE JURE. (On en parle de cette scène d’ascenseur ?) (Fais attention à toi si tu n’as pas vu ce chef d’oeuvre). Me concernant, je ne me suis pas ennuyée une seconde, tu savoures chaque seconde, chaque minute comme un carreau de chocolat que tu laisses fondre sur la langue. Tu te délectes de chaque seconde. Enfin, c’est l’effet que ça me fait. Rigoles pas.

BILAN : MÉLANCOLIE QUAND TU NOUS TIENS

Tu l’auras compris, moi je l’aime d’amour Drive. Des acteurs géniaux, des plans parfaits, une bande son GÉNIALE. En fait, ce film c’est à la fois de la douceur, des moments de bonheur brefs mais tellement parfaits, et de la violence sortie de nul part qui te met une claque et te plonge un peu plus à chaque fois dans la descente aux enfers du Driver. Et tout ça, ça fabrique une espèce de mélancolie douce, agréable, parfaite. (trop de perfection). En plus, dernier avantage, c’est qu’il y a une fin qui colle vraiment à l’ambiance du reste du film, et qui met un point final PARFAIT (et ce serait le dernier parfait). Sur ce, je crois que je ne vais pas m’étaler plus, je cours m’enfouir sous une couverture pour profiter de cette soirée en compagnie de Ryan Gosling et ma tisane de camomille.

Et toi tu l’as vu ? Tu l’as aimé ? Détesté ? (mon coeur meurt) Dis moi tout !

A très vite (vite vite).

J’AI LU : SILO (1,2 et 3) (et c’était vachement bien)

Salut à toi ! Je reviens pour te parler de livre, et pour te la faire court : de ma première expérience Science Fiction. Avant ce livre, je ne m’étais jamais vraiment penché sur la littérature Sci-fi, pas que j’étais remplie de préjugés, mais par « flemme » de plonger dans des univers qui demandent qu’on soit à 100% dedans pour suivre. Et puis, je suis tombée sur la chaine Youtube de La brigade du livre (soit dit en passant, une chaine supermégacool), et un jour, Silo est apparu. Bizarrement, je me suis dit « il me faut ce bouquin, ça a l’air super cool ». Et après l’enfer du mémoire, j’ai décidé de lire autre chose que des théories sur la patrimonialisation (essaie de dire ce mot très vite, à haute voix, plusieurs fois, tu comprendras l’enfer du mémoire…), et je me suis lancée. Sois tranquille, il n’y a pas de spoiler pour le tome 1, par contre si tu n’as pas lu le premier je te conseilles de ne pas lire ce que je vais pouvoir raconter sur le tome 2 et 3, histoire de profiter du premier livre à fond. Voili voilou.

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TOME 1 : ACCROCHES TOI POUR DÉCOLLER

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Dans un futur postapocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres. Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo. Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin. Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

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Alors là. J’ai rarement eu des moments de lectures « éprouvants » dans ma vie, mais je peux te dire que j’ai failli abandonner lâchement. Les 200 premières pages (sur 700 au total), t’as un peu envie de jeter ce livre aux oubliettes, et de faire quelques choses de plus productif de ta vie. MAIS EN FAIT.

Parce que je déteste laisser un livre semi entamé, j’ai décidé de m’accrocher, me disant qu’il fallait que je me mette dedans, que l’histoire allait ENFIN démarrer. Eh ben, j’ai bien fait. Au début, on te dépeint donc l’univers du Silo, dans lequel le reste de l’humanité vit, une société qui apparaît alors assez caricaturale. Les riches en haut, près de la surface, près de l’écran qui montre l’extérieur, et en bas les pauvres, les ouvriers et les machines. Les personnages sont décrits de manière caricaturale encore une fois, mais selon moi, tout ça est fait exprès pour montrer à quel point cette société est une société totalitaire, ou chacun  a son rôle et le comportement stéréotypé qui lui correspond, et SURTOUT personne ne fait un pas de travers. Du coup, concrètement, tu te demandes ce qui t’as bien pris de lire ce livre. Ok les gens vivent dans un immense silo sous terre, d’une centaine d’étage, ils ne peuvent pas sortir sinon ils meurent. OK soit. Jusqu’à ce que.

Et d’un coup, ça se lance enfin (je te dis, faut aller au delà des 200 premières pages). Tout le début qui paraissait sans intérêt, où on te décrit le silo, comment les gens vivent etc, EH BIEN LES ETOILES S’ALIGNENT. Tout prend enfin du sens. Et ça devient super cool. Le rythme va vraiment crescendo, et je t’assure que les 100 dernières pages j’étais en haleine, et je ne pouvais en aucun cas m’arrêter de lire.

MON BILAN :

Alors honnêtement, en terme de science fiction, je ne saurais te dire si c’est un livre excellent ou une crotte totale. Mais moi, j’ai adoré. Le fait que touuuut ce qui paraissait insignifiant prend un sens au fur et à mesure, et que ça se termine en mode : MON DIEU DONNEZ MOI LA SUITE, eh bien, pour moi c’est ce qui fait qu’un bouquin est vachement cool. Ce pourquoi j’ai acheté le deuxième volume.

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SPOILEEEER


TOME 2 ET 3 : DE MOUI MOUI À OH OUI

Histoire de pas te faire un article de 3 milliards de mots, je vais te parler des deux tomes en même temps. Si tu es un petit curieux et que tu aimes les spoils, t’inquiètes je n’en dirai pas plus que ce que disent les quatrième de couvertures. 😉

 

Silo Origines, Tome 2

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2049.Le député Donald Green, sollicité par le sénateur Thurman, travaille à la conception de ce qu’il croit être en passe de devenir un immense abri anti-nucléaire, haut comme un gratte-ciel, mais enterré. 2052, comté de Fulton, Géorgie. Le jour de l’inauguration de ce complexe architectural, un escadron de bombardiers survole la foule. Un roulement de tonnerre, une lumière aveuglante, des nuages en forme de champignon, les sirènes d’alerte au bombardement se déclenchent. Dans la panique générale, Donald est contraint à entrer dans un silo sans avoir réussi à retrouver sa femme, Helen. 2110. Troy se réveille difficilement de son sommeil cryogénique. Il doit prendre son poste à la tête de tous les silos. Mais qui est-il ? Et pourquoi l’oblige-t-on à avaler ces pilules censées provoquer l’amnésie ?

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MON AVIS :

Alors celui là, pour moi c’est le moins bien. Je t’avoue que je m’attendais à mieux, à ce qu’on t’explique tout dans les moindres détails, mais je suis pas sure d’avoir tout saisi sur le fonctionnement de ces fameux silos. Disons que ça se laisse lire quoi, mais pour moi il y a trop de longueurs qui n’apportent rien ou pas grand chose à l’histoire. Mais ça se rattrape à la fin, où encore une fois, tu veux connaitre la suite.

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Silo Générations, Tome 3

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A la suite d’un soulèvement, les habitants du silo 18 sont face à une nouvelle donne. Certains embrassent le changement, d’autres appréhendent l’inconnu. Personne n’est maître de son destin. Le silo est toujours sous la menace de ceux qui veulent le détruire. Et Juliette sait qu’elle doit les arrêter. La bataille pour le silo a été gagnée. La guerre pour l’humanité ne fait que commencer.

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MON AVIS :

Là, le niveau remonte quand même. Maintenant qu’on connait enfin le pourquoi du comment, on revient aux personnages et à l’époque de la fin du tome 1, avec des personnages du tome 2. Et le truc cool, c’est que on reprend là où on s’est arrêté à la tome 1, tu sais, où j’étais en mode : OH MON DIEU. Pour moi, il est un peu moins bien que le tome 1, parce qu’il y a moins cet effet crescendo de l’intrigue, tu peux éventuellement savoir où l’histoire voir et comment ça peut se finir (alors que pour le numéro un, pas du tout pour moi). Mais, il est quand même très bien !

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MON AVIS FINAL

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Alors, alors alors. Clairement, j’ai beaucoup aimé. Ce qui est cool, c’est que ça pose plein de questions sur le rapport à la démocratie, et surtout sur le pouvoir d’une population qui se rend compte que l’ordre dans lequel elle vit est contre-nature. Privé de liberté, règne de la peur, limiter les communications, effacer les traces de ce qui peut amener à réfléchir, à se poser des questions et à remettre en questions le modèle sociétal. BREF L’ENFER. Je ne sais pas trop si c’est innovant, mais me concernant j’ai trouvé ça vachement cool, avec des résonances actuelles et concrètes. Donc voilà, je ne peux que te le conseiller ! A moins que tu l’ais lu et trouvé nul ? Racontes moi, qu’on en discute et tout et tout !

Allez, à très vite !